Vendredi, 24. Feb 2012

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François Hollande en Moselle

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Visite de l'usine Akers à Thionville et... par francoishollande
Visite de l'usine Akers à Thionville et... par francoishollande

Cours Nancy 2 - 2010

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Cours à l'Université Nancy 2 - Métiers du politique

Séance 1 et 2

Le diaporama de Jean-Yves LE DEAUT

Les amendements miniers

Exemple de feuille jaune

Exemple de feuille verte

 

Séance 2 et 3

Le diaporama de Jean-Yves LE DEAUT

Cours n°12 : L'expertise au service de la décision politique

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14 DÉCEMBRE 2010

 Le plan de la séance

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La bouffée d'oxygène promise se transforme aujourd'hui en une émanation de gaz carbonique.

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Le remaniement dont on parle depuis trois mois n'est en fait qu'un replâtrage.

On prend les mêmes et on recommence. Le même Premier ministre pour mener la même politique désastreuse.

L'ouverture virtuelle des premières années se limite aujourd'hui à l'ex-RPR. Cela démontre que la pseudo-ouverture à gauche n'était qu'un attrape-nigaud.

La bouffée d'oxygène promise se transforme aujourd'hui en une émanation de gaz carbonique.

Cours n˚1 : La révolution des bio technologies

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Séance1 : La révolution des biotechnologies           

Présentation de la séance

Jusqu’à présent, la politique traitait les questionséconomiques, sociales et juridiques. Désormais, les grands sujets scientifiquesont largement fait irruption dans les débats. Le clonage thérapeutique, lesOGM, les nanosciences, internet sont riches de promesses. Ils posentparallèlement de nouvelles questions politiques et éthiques. Y a-t-il desexpérimentations qu’il ne faut pas faire ? Doit-on séparer la science de sesapplications ? Le temps de l’innovation est-il devenu trop court par rapport autemps de la science ? Peut-on toujours compter sur les technologies pourrésoudre les problèmes? Peuvent-elles nous dispenser de modifier nos modes devie ? Les fruits du progrès sont-ils égalitairement répartis ? Faut-ilmaîtriser le progrès technique et comment ?

Les bienfaits des sciences et des technologies sontévidents, notamment en médecine. Et pourtant, la méfiance a gagné du terrain.Les progrès scientifiques représentent des avancées pour l’homme et créent,dans le même temps, de nouvelles dépendances. La science résout des problèmeset en pose d’autres, notamment éthiques. Le progrès technique s’est parfoisrévélé destructeur de l’environnement et inégalitaire dans la répartition deses bienfaits (utilisation des ressources minérales, déforestation…).L’impératif du développement durable sonne comme une remise en cause de notremode de développement et de ses technologies. Plus que jamais, les découvertesscientifiques et leurs applications font l’objet de débats politiques etcitoyens.

Le pari de ce cours est de faire intervenir des politiqueset des scientifiques côte à côte pour présenter les sujets qu’ils sont amenés,de plus en plus souvent, à traiter ensemble. La révolution des biotechnologiesen sera une première illustration. Cinq séances leurs sont consacrées. Troisconcernent les biotechnologies dans le domaine médical, deux le domaine del’agriculture avec notamment les OGM.

Un minimum de culture scientifique est nécessaire à lacompréhension des débats actuels. La première séance est une introduction auxbiotechnologies et à leurs applications. Qu’est-ce qu’un gène, le génome, l’ADN? Que sont les biotechnologies, le génie génétique, la génomique ? Quelles ensont les applications ? Quels sont les enjeux économiques et géostratégiquesdont ces technologies sont porteuses ? Faudra t-il bientôt ajouter une «facture recherche » à la « facture énergétique » en France et en Europe ? Entoile de fond, une première question se pose sur la place de la génétique dansnos sociétés modernes. Tout serait-il déterminé chez « l’homo geneticus » ?L’inné primerait-il sur l’acquis ? Certains n’hésitent pas en effet à affirmerque le suicide des jeunes et la pédophilie ont des origines  génétiques. Si l’on peut tout expliquerpar la génétique, le politique a-t-il encore un rôle à jouer ?

Une fois le contexte posé, il s’agit de préciser les outilsde la génétique moléculaire : séquençages, cartographie, puces ADN, clonage.Différentes expériences actuelles seront ensuite présentées. L’exemple d’uneutilisation en médecine (pathologies cancéreuses)

 

Avec la participation de Pierre TAMBOURIN : ancien élève del’Ecole Polytechnique, directeur de recherche à l’INSERM, directeur général deGenopole® à Évry (depuis 1998), président du conseil d’administration del’Ecole Normale Supérieure de Cachan, vice-président du Pôle Medicen ParisRégion, ancien président du Centre d'Etude du Polymorphisme Humain (CEPH)(2003-2005), ancien président du Conseil scientifique de l’Institut national dela recherche agronomique (INRA), (1998-2003), ancien directeur du départementdes sciences de la vie du Centre national de la recherche scientifique (CNRS),(1993-1997), ancien directeur de la section de recherche de l’Institut Curie(1989-1992). Recherches essentiellement consacrées à la cancérologiemoléculaire visant à comprendre les mécanismes qui transforment une cellulenormale en cellule cancéreuse, puis à identifier les gènes impliqués dans cesmécanismes (79 publications internationales).

Jean-Yves LE DÉAUT, Docteur ès sciences, Professeur de biochimie,député socialiste de Meurthe et Moselle, vice-président de l’OfficeParlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques.

Pierre TAMBOURIN : ancien élève de l’Ecole Polytechnique,directeur de recherche à l’INSERM, directeur général de Genopole® à Évry(depuis 1998), président du conseil d’administration de l’Ecole NormaleSupérieure de Cachan, vice-président du Pôle Medicen Paris Région, ancienprésident du Centre d'Etude du Polymorphisme Humain (CEPH) (2003-2005), ancienprésident du Conseil scientifique de l’Institut national de la rechercheagronomique (INRA), (1998-2003), ancien directeur du département des sciencesde la vie du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), (1993-1997),ancien directeur de la section de recherche de l’Institut Curie (1989-1992).Recherches essentiellement consacrées à la cancérologie moléculaire visant àcomprendre les mécanismes qui transforment une cellule normale en cellulecancéreuse, puis à identifier les gènes impliqués dans ces mécanismes (79publications internationales).

 

Plan de la séance

17h-17h30 : Jean Yves Le Déaut : Présentation des 14séances du cours et des 4 premières séances sur les biotechnologies.

17h30-18h30 : intervention de Pierre Tambourin

    *I. Les biotechnologies - définition

    *II. La biologie moléculaire

A.    L’ADN

B.    Le génome

C.    Le gène

            D.Le fonctionnement

    *III. Le génie génétique

    *IV. Les biotechnologies rouges

    *V.  Les biotechnologiesvertes/bleues

    *VI. Les biotechnologies blanches

    *VII.  L’avenir

a) La biologie de synthèse

b) Les cellules souchespluripotentes

    *IIX. Conclusion : la dimension sociétale et éthique

18h30-19h:

    *XI.    Questions et débat

Voir : Diaporama de Pierre TAMBOURIN

Voir : Diaporama de Jean-Yves Le Deaut

Bibliographie

Gilbert Hottois, « Essais de philosophie bioéthique etbiopolitique », Paris : Vrin, 1999.

Ludivine Thiaw-Po-Une, « Questions d’éthique contemporaine», Paris : Stock, 2006

Axel Kahn, Dominique Lecourt, « Bioéthique et liberté »,Paris : PUF, 2004.

Michel Cymès et Rosine Depoix. « Les Clés de la génétique »,Paris : coédition France Info/Jacob-Duvernet, novembre 2001.

Gilbert Hottois et Marie-Hélène Parizeau. « Les mots de labioéthique : un vocabulaire encyclopédique », Bruxelles : De Boeck Université,1993

Jean-Yves Le Déaut. « Rapport sur la place desbiotechnologies en France et en Europe », Office parlementaire d’évaluation deschoix scientifiques et technologiques, Rapport n° 2046 (AN) et 158 (S), 2005.Voir http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2046.asp

Axel Kahn : « Et l’homme dans tout ça ? - Plaidoyer pour unhumanisme moderne- », Paris : Editions NiL, mars 2000.

« Venir à bout de la nature ». Entretien avec Noëlle Lenoiret Philippe Meyer. Revue des Deux-Mondes, pp.113-120, juin 2001.

« Les Français face aux nouveaux enjeux de la bioéthique ».Sondoscope, Revue française des sondages n° 179, pp.3-11, novembre 2001


Cours Sciences Po Paris : Introduction 2009

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Jean-Yves LE DEAUT intervient chaque mercredi à 19h15 à Sciences Po Paris pendant le deuxième semestre 2009, dans le cadre d'un séminaire sur

"Les grands enjeux scientifiques du début du XXIème siècle".

Retrouvez chaque semaine ses interventions publiées dans son blog.


Les grands succès industriels dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace ou du nucléaire ont été préparés dans les années 1960 à 1970 grâce à une politique volontariste de l’Etat. Au début du XXIème siècle, la France et l’Europe sont-elles armées pour relever les défis du futur ?

La science doit occuper une place prioritaire dans un pays moderne. Mais la recherche de haut niveau, moteur de l’innovation, s’inscrit dans le long terme, alors que les responsables politiques aiment récolter rapidement les dividendes de leur action. C’est sans doute ce qui explique que la recherche, en dehors de la période Gaullienne et du début de la période Mitterrandienne, n’ait pas été considérée comme prioritaire en France. Les élites nationales sont davantage formées à l’administration publique et à l’analyse des tableaux de bord macroéconomiques qu’à une réflexion sur l’intérêt du développement de la société de la connaissance.

Le principe de précaution, qu’il était indispensable d’inscrire dans la Constitution, est développé dans le séminaire animé au premier semestre par Laurence TUBIANA. Son application sans discernement a malheureusement conduit trop fréquemment à porter sur la science un regard à priori suspicieux au lieu de la considérer comme un facteur de progrès économique et social.

Le soutien à une société de la connaissance et du savoir doit être l’élément fondateur du principe de progrès, progrès pour l’émancipation des peuples et des cultures, progrès pour la sauvegarde de l’environnement et le développement durable, progrès pour l’emploi et la santé de nos concitoyens. Mais le progrès doit être maîtrisé.

En effet, le progrès n’est plus perçu comme une donnée obligée, héritée de la philosophie des lumières, ni comme outil indiscutable de lutte contre le conservatisme, la pauvreté et les inégalités. ll faut d’ailleurs admettre que le progrès n’a pas bénéficié équitablement à toute l’humanité, puisque deux milliards d’individus n’ont accès ni à l’autosuffisance alimentaire, ni à des besoins minimaux en énergie, ni aux bienfaits de la médecine ou des médicaments.

Le progrès est de ce fait perçu comme ambivalent, source de mieux-être, mais également, générateur de déchirures sociales, environnementales ou économiques.

Nos compatriotes demandent instamment aux responsables politiques de préparer l’avenir. “ Le cahier des charges ” exigé par nos concitoyens est ambitieux. La science doit leur permettre de faire avancer les connaissances, de mieux comprendre les faits sociaux et culturels, de mieux appréhender le monde dans lequel ils vivent, de créer des emplois tout en les protégeant des crises sanitaires, financières ou économiques, tout en préservant la planète sur laquelle nous vivons. Sans que les responsables politiques en aient forcément pris conscience, la science a pris une place majeure dans la vie démocratique. Elle doit donc trouver une place plus importante dans la vie politique. Pour cela, il est indispensable de  réconcilier science, éthique et société.

A travers ces interrogations, le séminaire « Grands enjeux scientifiques » pose la question du principe de « progrès maîtrisé ». Seront abordés plusieurs problèmes majeurs auxquels nos sociétés développées sont confrontées. Nos modèles de développement sont-ils compatibles avec l’environnement de la planète ? Pouvons-nous continuer à gaspiller des énergies fossiles qui seront totalement épuisées dans trois siècles ? Pourra-t-on continuer à prôner la croissance pour quelques pays nantis sans nous soucier des pays du Sud ? Faut-il prôner la décroissance, et dans le cas où nous ne le penserions pas, quels seront demain, les vrais moteurs d’une croissance acceptée ? Le séminaire s’appuiera également sur l’actualité scientifique et politique récente. Les tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial sont-ils utiles et acceptables ? Quel bilan peut-on tirer du processus mis en place par le Grenelle de l’environnement et quelle analyse peut-on tirer de ses résultats ? La loi sur les OGM répond-elle aux questions posées par nos concitoyens ? L’essor des biocarburants va-t-il dans le sens du développement durable ?

Le séminaire se propose de dresser l’état des lieux dans quatre grandes technologies clés : les biotechnologies, les nanotechnologies, les technologies de l’information et de la communication, les écotechnologies, et de discuter les questions éthiques que pose le développement de ces technologies. L’objectif de ce séminaire est donc de sensibiliser les étudiants aux grands enjeux scientifiques, de détailler les principales avancées, de les rendre plus compréhensibles, de faire le point sur les controverses que suscitent les avancées de la science, et sur les réponses politiques apportées par les directives européennes et les lois nationales.

L’animateur du séminaire : Jean-Yves LE DÉAUT, qui s’est spécialisé dans les questions de recherche, de technologie et d’innovation. Il a été Président et Vice-Président de l’L'office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) depuis 1986.

La série de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, s’appuie sur les travaux de l' OPECST qui a fait un travail important sur les recensements des enjeux du développement de la science. Cette série de conférences sera donnée à deux voix. Dans les années passées, se sont exprimés des parlementaires spécialisés dans les questions scientifiques et techniques  , comme Claude BIRRAUX (questions énergétiques), Valérie PECRESSE ou Alain CLAEYS (Bioéthique), Yves COCHET (Energie), Christian PAUL (Société de l’Information), Marie-Christine BLANDIN (Pollutions intérieures), Jean DIONS DU SEJOUR (Propriété intellectuelle), Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET (Changement climatique), ou encore des scientifiques et des experts internationalement reconnus comme Axel KAHN (Biotechnologies), Jean JOUZEL (Climat), Michèle PAPPALARDO (Développement durable), Martin HIRSCH (Expertise scientifique), Jean-Louis BEFFA (Application des directives européennes). Ces conférences ont pour objectif de permettre aux étudiants de mieux appréhender l’intérêt de la technologie, mais aussi les questions économiques et sociales et donc politiques et juridiques qu’elles soulèvent.
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Maintenir les effectifs de Gendarmerie et de Police à Pont-à-Mousson

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Hasard des calendriers, Jean-Yves LE DÉAUT a reçu hier, jeudi 15 janvier, le Commissaire Divisionnaire, Monsieur RASUREL, Directeur départemental de la Sécurité Publique de Meurthe-et-Moselle et des Renseignements Généraux et aujourd’hui, vendredi 16 janvier, le Colonel PACCAGNINI, Directeur du groupement de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle, depuis le 1er août 2008.
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Fermeture de la gendarmerie

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La caserne sera fermée physiquement dans le courant de l'année.

La nouvelle est tombée le 31 décembre dans la matinée. Pont-à-Mousson est l'une des quatre villes du département à être touchées.
Dix ans au moins qu'on en parlait. La nouvelle est tombée le 31 décembre dans la matinée, provoquant le tollé des élus. La gendarmerie de Pont-à-Mousson (qui compte 7 personnes) comme celles de Briey, Nancy ou Saint-Nicolas-de-Port sont fermés administrativement depuis le 31 à minuit mais pas encore physiquement. Elles le seront au cours de cette année.
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Cours à Sciences Politiques Paris - Introduction 2008

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Jean-Yves LE DEAUT intervient chaque mardi matin à Sciences Po Paris pendant le deuxième semestre 2008, dans le cadre d'un séminaire sur

"Les grands enjeux scientifiques du début du XXIème siècle".

 

 

 
Présentation du séminaire

Les grands succès industriels dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace ou du nucléaire ont été préparés dans les années 60 et 70 grâce à une politique volontariste de l’Etat. Au début du XXIème siècle, la France et l’Europe sont-elles armées pour relever les défis du futur ?

La science doit occuper une place prioritaire dans un pays moderne. Mais la recherche de haut niveau, moteur de l’innovation, s’inscrit dans le long terme, alors que les responsables politiques aiment récolter rapidement les dividendes de leur action. C’est sans doute ce qui explique que la recherche, en dehors de la période Gaullienne et du début de la période Mitterrandienne, n’ait pas été considérée comme prioritaire en France. Les élites nationales sont davantage formées à l’administration publique et à l’analyse des tableaux de bord macroéconomiques qu’à une réflexion sur l’intérêt du développement de la société de la connaissance.

Le principe de précaution, qu’il était indispensable d’inscrire dans la Constitution, est développé dans le séminaire animé par Laurence TUBIANA. Son application sans discernement a malheureusement conduit trop fréquemment à porter sur la science un regard aà priori suspicieux au lieu de la considérer comme un facteur de progrès économique et social.

Le soutien à une société de la connaissance et du savoir doit être l’élément fondateur du principe de progrès, progrès pour l’émancipation des peuples et des cultures, progrès pour la sauvegarde de l’environnement et le développement durable, progrès pour l’emploi et la santé de nos concitoyens. Mais le progrès doit être maîtrisé.

En effet, le progrès n’est plus perçu comme une donnée obligée, héritée de la philosophie des lumières, ni comme outil indiscutable de lutte contre le conservatisme, la pauvreté et les inégalités. ll faut d’ailleurs admettre que le progrès n’a pas bénéficié équitablement à toute l’humanité, puisque deux milliards d’individus n’ont accès ni à l’autosuffisance alimentaire, ni à des besoins minimaux en énergie, ni aux bienfaits de la médecine ou des médicaments.

Le progrès est de ce fait perçu comme ambivalent, source de mieux-être, mais également, générateur de déchirures sociales, environnementales ou économiques.

Nos compatriotes demandent instamment aux responsables politiques de préparer l’avenir. “ Le cahier des charges ” exigé par nos concitoyens est ambitieux. La science doit leur permettre de faire avancer les connaissances, de mieux comprendre les faits sociaux et culturels, de mieux appréhender le monde dans lequel ils vivent, de créer des emplois tout en les protégeant des crises sanitaires, financières ou économiques, tout en préservant la planète sur laquelle nous vivons. Sans que les responsables politiques en aient forcément pris conscience, la science a pris une place majeure dans la vie démocratique. Elle doit donc trouver une place plus importante dans la vie politique. Pour cela, il faut réconcilier science, éthique et société.

A travers ces interrogations, ce séminaire « Grands enjeux scientifiques » pose la question du principe de « progrès maîtrisé ». Seront abordés plusieurs problèmes majeurs auxquelles nos sociétés développées sont confrontées. Nos modèles de développement sont-ils compatibles avec l’environnement de la planète ? Pouvons-nous continuer à gaspiller des énergies fossiles qui seront totalement épuisées dans trois siècles ? Pourra-t-on continuer à prôner la croissance pour quelques pays nantis sans nous soucier des pays du Sud ? Quels seront demain, les vrais moteurs d’une croissance acceptée ? Le séminaire s’appuiera également sur l’actualité scientifique et politique récente. Les tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial sont-ils utiles et acceptables ? Quel bilan peut-on tirer du processus mis en place par le Grenelle de l’environnement et quelle analyse peut-on tirer de ses résultats ? L’essor des bio/agro carburants va-t-il dans le sens du développement durable ?

Le séminaire se propose de dresser l’état des lieux dans quatre grandes technologies clés : les biotechnologies, les nanotechnologies, les technologies de l’information et de la communication, les écotechnologies. L’objectif de ce séminaire est donc de sensibiliser les étudiants aux grands enjeux scientifiques, de détailler les principales avancées, de les rendre plus compréhensibles, de faire le point sur les controverses que suscitent les avancées de la science, et sur les réponses politiques apportées par les directives européennes et les lois nationales.

L’animateur du séminaire : Jean-Yves LE DÉAUT

L’office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques a fait un travail important sur les recensements des enjeux du développement de la science. Cette série de conférences sera donnée à deux voix : par un parlementaire spécialisé dans les questions scientifiques et techniques, comme Claude BIRRAUX (questions énergétiques), Valérie PECRESSE ou Alain CLAEYS (Bioéthique), Christian PAUL (Société de l’Information), Jean DIONYS DU SEJOUR (propriété Intellectuelle), Nathalie KOSIUSKO-MORIZET (changement climatique), ou Jean-Yves LE DÉAUT (biotechnologie, questions énergétiques), ou d’autres, en fonction du sujet, associé, pendant la conférence, à  un scientifique internationalement reconnu. Ce duo doit permettre aux étudiants de mieux appréhender l’intérêt de la technologie, mais aussi les questions économiques et sociales et donc politiques et juridiques qu’elles soulèvent.

Plan du Séminaire

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