Il est quand même paradoxal que le milieu bancaire, dont émane les agences de notation, grand responsable de la crise économique et sociale actuelle (placements toxiques, investissements douteux...), soit aujourd'hui l'arbitre d'une situation qu'il a provoqué. Un prochain sommet international devrait se pencher sur l'encadrement du marché des notations.
Il est toutefois évidement que la perte du triple A sanctionne la gestion calamiteuse de Nicolas Sarkozy. Il n'a à la bouche que les mots convergences avec l'Allemagne, mais c'est la France qui vient de recevoir la fessée.
La dette a explosé en grande partie parce que la politique fiscale qu'il a mené a été injuste. Il y a moins d'une semaine, Nicolas Sarkozy proposait encore d'ajouter une nouvelle dose d'austérité à tous les Français avec la TVA sociale. Le président qui se disait protecteur a été sifflé pour politique irresponsable.
Il n'a pas su imposer l'intervention de la BCE dans la crise économique actuelle. Si les traités interdisent de prêter directement aux Etats, rien n'interdit des prêts aux Etats via la banque européenne d'investissement ou les banques nationales pour alléger les intérêts de la dette.
Ce sont malheureusement les français qui vont trinquer car la baisse de croissance qui va en résulter aura une conséquence malheureuse sur l'emploi.
La réponse à la crise ne doit être en aucun cas l'austérité ou la pression fiscale. Seule une vraie politique de réindustrialisation grâce à l'innovation, de soutien au PME-PMI pourra être une réponse efficace à la crise.
Jean-Yves LE DEAUT















