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Fermeture de la gendarmerie

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La caserne sera fermée physiquement dans le courant de l'année.

La nouvelle est tombée le 31 décembre dans la matinée. Pont-à-Mousson est l'une des quatre villes du département à être touchées.
Dix ans au moins qu'on en parlait. La nouvelle est tombée le 31 décembre dans la matinée, provoquant le tollé des élus. La gendarmerie de Pont-à-Mousson (qui compte 7 personnes) comme celles de Briey, Nancy ou Saint-Nicolas-de-Port sont fermés administrativement depuis le 31 à minuit mais pas encore physiquement. Elles le seront au cours de cette année.

Mesures compensatoires ?

Henry Lemoine, maire (UMP) de Pont-à-Mousson : « Nous n'avons jamais eu d'informations à ce sujet. Il n'y a pas eu de concertation localement. On aurait pu demander l'avis des élus et leur façon de voir. La décision est venue de Paris ».
(...) Les mesures compensatoires vont être discutées. J'ai rendez-vous avec le colonel de gendarmerie au début du mois de janvier »
. En effet, « la gendarmerie réfléchissait à l'installation de services départementaux sur différents sites. Peut-être pourraient-ils occuper les sites restés vacants ? »

« Un peu de respect

Noël Guérard (Groupe socialiste et républicain), conseiller général de Pont-à-Mousson : « Je pense que c'est assez grave de le faire comme ça. C'est inadmissible qu'on prévienne les gens à 8 h que leur caserne ferme à minuit.
On parle d'améliorer
les services de police et de gendarmerie et derrière ça, on ferme quatre casernes. Il n'y a eu aucune concertation avec les élus. Personne n'était au courant ». (...)

« C'est scandaleux ! »

Jean-Yves Le Déaut , député (PS) de Meurthe-et-Moselle : « On est dans une drôle de République ! Il y a toujours eu concertation. Là, c'est le coup de massue, le cadeau du Nouvel An ! Qu'il y ait la volonté d'harmoniser, c'est un fait. On peut faire des réformes. Mais là, ça s'est fait sans concertation. C'est scandaleux pour la méthode ! Si la gauche avait fait ça, qu'est-ce qu'on aurait entendu ! »
Et de revenir sur le fond du problème : « Il y avait des actions coordonnées entre la police et la gendarmerie. Et là, on déménage le territoire. Je suis scandalisé. On est en décalage total entre le discours pendant la campagne de Nicolas Sarkozy et maintenant. Nous sommes dans un État qui devient totalement dur et qui prend des décisions sans les discuter. On va rentrer à l'Assemblée Nationale mardi prochain et on va interroger le gouvernement sur ces fermetures. Notre devoir, à la gauche, sera de s'opposer davantage face à la méthode ».


 

Propos recueillis par Frédéric PLANCARD

Vendredi 02 Janvier 2009, © L'Est Républicain / PONT-A-MOUSSON / PONT-A-MOUSSON
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